La suite logique dans l'instrumentation par positrons était
un système utilisant deux rangées bidimensionnelles. Le
PC-I était le premier instrument utilisant ce concept. Il fut
conçu en 1968, complété en 1969 et on en fit
mention en 1972 [11] [20]. Ses premières
applications dans le mode tomographique (par opposition au mode de
tomographie assistée par calculs) furent mentionnées en
1970 (Brownell et al 1970 [10]). Le PC-I combinait des
mouvements de rotation ainsi que de translation des deux rangées
de détecteurs, et incluait du mouvement interpolatif des
détecteurs afin d'améliorer le prélèvement
de données et la qualité des images. Le PC-I pouvait
produire des images de plans parallèles aux détecteurs, ou
des images tomographiques de plans à l'intérieur de
l'objet. Cet instrument ne fut pas breveté, puisqu'il fut
présenté dans plusieurs articles, mais il fut le sujet
d'un Rapport d'Invention de la Comission sur l'Énergie Atomique
des États-Unis (S-40, 757), avec comme date de début de
conception juin 1968, date de fin de conception 1969 et premiers tests
en mai 1971 (Figure 4).
L'objectif original était d'utiliser le PC-I afin d'obtenir
des images claires sur
des plans parallèles aux détecteurs et des images
tomographiques sur des plans transversaux. L'utilisation du PC-I pour
obtenir des images tomographiques ou des images TEP commença
à cette époque.
Au début de l'année 1970, David Chesler (de notre
groupe au MGH) imagina la rétroprojection filtrée.
Lors de l'été 1970, il testa ce type de projection, en
incluant les contributions du bruit
("noise") de Poisson, grâce à une simulation
informatisée. Le 11 novembre de la même année, il
recueillit des données à la fois d'émission et de
transmission à l'aide d'un scanner dit de "bench top". À partir de
ces données, il obtint trois types d'images tomographiques
assistées par calculs: une image d'émission, une image de
transmission et une image d'émission avec absorption
corrigée. La Figure 5
illustre le concept de rétroprojection
filtrée, et fut présentée par M. Chesler
à la Réunion sur l'Imagerie Tomographique dans la
Médecine Nucléaire, les 15 et 16 septembre 1972. Ce
progrès dans la rétroprojection
filtrée fut la première reconstruction de ce type
à être appliquée à la Tomographie par
Émission de Positrons (TEP) et à la Scanographie.
(Chesler 1971 [24], Chesler
1973 [25] (Figure 6) et
Chesler et al 1973 [26]
(Figure 7). L'algorithme de rétroprojection
filtrée fut immédiatement appliqué à
des données du PC-I, et les images tomographiques
assistées par calculs obtenues par la suite furent
appelées images TEP, comme acronyme pour Tomographie par
Émission de Positrons (Brownell et Burnham 1972 [11], Brownell et Burnham
1973 [12], et Brownell
et al 1978 [16]).
L'excellent livre de Steve Webb, dont le titre est "From the Watching of
Shadows" [52] donne un
récit bien documenté du développement de la
Scanographie avec rayons X ainsi que des débuts de la TEP et de
la Scanographie à Émission d'un Seul Photon [39] [40].
Deux noms se distinguent en Scanographie: Godfrey Houndsfield
(Hounsfield 1973 [35]) et
Allan Cormack (Cormack 1973 [29]),
qui virent leurs contributions être reconnues lorsqu'ils
partagèrent le Prix Nobel (Hounsfield utilisa une méthode
itérative sur les données de Scanographie avec rayons X).
Hounsfield obtint son premier brevet en août 1972, bien
après ses premiers essais cliniques à l'Hôpital
Atkinson Morley en octobre 1971 (Ambrose 1973 [2]).
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